Violence sociale et mémoire postcoloniale dans Tropique de la violence de Nathacha APPANAH Étude d’une écriture polyphonique et engagée
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University of Tlemcen
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Ce travail de recherche s’attache à analyser les stratégies narratives et thématiques mises en
œuvre par Nathacha Appanah dans son roman Tropique de la violence, afin de rendre compte
de la manière dont l’écriture littéraire représente la violence sociale, l’exclusion et la mémoire
d’un territoire marginalisé : Mayotte. À travers une polyphonie de voix, une temporalité
fragmentée et une construction narrative éclatée, l’autrice parvient à faire émerger une parole
collective, chargée de douleur, de silence et de révolte.
Notre objectif principal a été de démontrer comment le roman articule la violence sous toutes
ses formes – physique, sociale, symbolique, psychologique – avec une écriture à la fois réaliste
et poétique, et comment cette écriture participe à une forme de dénonciation. Le roman devient
ainsi un espace de mémoire, un lieu de résistance face à l’oubli, mais aussi un miroir de
l’héritage colonial encore à l’œuvre dans les périphéries françaises.
Pour mener à bien cette analyse, notre étude s’est articulée en deux grands chapitres. Le premier
a porté sur la structure narrative et les figures du roman, en mettant en valeur la diversité des
voix, la construction des personnages et les modalités de narration. Le second a été consacré à
l’analyse de l’écriture de la violence et à la manière dont celle-ci s’inscrit dans une continuité
historique, politique et sociale