Prévalence et déterminants nutritionnels, psychosociaux et comportementaux de l’insomnie chez les étudiants à l’université de Tlemcen
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À l'échelle mondiale, l'insomnie et l'altération de la qualité du sommeil constituent une crise sanitaire
majeure, touchant près d'un étudiant sur deux. Cette étude, menée auprès d'un échantillon de 45
étudiants en fin de cycle à l’Université de Tlemcen, met en évidence une réalité locale alarmante : selon
l'indice PSQI, 77,8 % de ces participants souffrent d'insomnie et 82,2 % sont qualifiés de mauvais
dormeurs. Cette prévalence s'accentue de manière significative dans les filières des Sciences de la
Nature et de la Vie (SNV) ainsi que des Sciences de la Terre et de l'Univers (STU), en raison de la
densité de leurs programmes. Écartant l'impact direct des écrans ou du régime alimentaire, les résultats
désignent la surcharge de travail académique et le stress comme les principaux vecteurs de ce trouble.
Pour pallier la fatigue diurne, les étudiants adoptent une stratégie de compensation en consommant
massivement du café et du thé. Ce recours aux stimulants maintient le cerveau dans un état d'hyperéveil
nocturne, instaurant un cercle vicieux pathologique. Si cette privation de sommeil et la somnolence qui
en découle n'altèrent pas directement les résultats aux examens, elle témoigne d'un surinvestissement
nocturne délétère pour la santé physique et mentale des étudiants. Afin de rompre ce mécanisme
d'hyperéveil par des voies non médicamenteuses, la Thérapie Cognitive et Comportementale de
l'Insomnie (TCC-I) apparaît comme l'approche de choix. Face à cette urgence, il est indispensable que
l'institution universitaire intervienne en réaménageant les calendriers des évaluations, en instaurant une
cellule de soutien psychologique pour la gestion du stress et en menant des campagnes de sensibilisation
à l'hygiène du sommeil.