Exposition du personnel soignant dentaire au mercure: à propos d'une étude descriptive transversale menée chez les médecins dentistes de la clinique dentaire CHU Tlemcen et dentistes privés de la région de Tlemcen année 2024-2025

Abstract

Introduction : L’utilisation persistante de l’amalgame dentaire dans la pratique odontologique, en raison de ses propriétés mécaniques avantageuses, continue de poser un problème de santé publique du fait de la toxicité du mercure qu’il contient. Les chirurgiens-dentistes, exposés quotidiennement à ce métal lourd lors de la manipulation, de la pose ou du retrait d’amalgames, peuvent développer des effets indésirables touchant divers organes, notamment le système nerveux, les reins et la peau. D’où l’importance de mieux comprendre les modalités de cette exposition dans le contexte local. Objectif : Évaluer le niveau d’exposition professionnelle au mercure chez les dentistes de Tlemcen, identifier les pathologies associées et proposer des recommandations en matière de prévention. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive transversale conduite auprès de 37 chirurgiens-dentistes exerçant dans les secteurs public et privé de la wilaya de Tlemcen. Les participants ont été sélectionnés de manière raisonnée. Un questionnaire structuré, divisé en quatre volets (caractéristiques sociodémographiques, pratiques cliniques, mesures de prévention et symptomatologie), a été utilisé pour la collecte des données. L’analyse a porté sur la fréquence d’utilisation de l’amalgame, les conditions de manipulation, le port d’équipements de protection individuelle, la conscience des risques, les antécédents d’exposition accidentelle, et la présence éventuelle de symptômes évocateurs d’intoxication chronique. Résultats : L’étude a révélé une conscience globalement satisfaisante des effets secondaires du mercure chez les praticiens. La majorité d’entre eux ont déclaré porter systématiquement les EPI lors de la manipulation d’amalgames. Néanmoins, des cas d’exposition accidentelle ont été rapportés, avec une prédominance d’atteintes cutanées et respiratoires. Certains praticiens ont également présenté des symptômes potentiellement liés à une exposition chronique, tels que des troubles neurologiques ou respiratoires. Conclusion : Malgré une sensibilisation relative aux risques et une utilisation régulière des moyens de protection, l’exposition au mercure reste une réalité chez les dentistes de la région. Cela souligne la nécessité de renforcer les stratégies de prévention, de promouvoir des alternatives sans mercure et de mettre en place des recommandations locales adaptées pour limiter les effets nocifs sur la santé des professionnels.

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