L’impact de la consanguinité et l’endogamie sur la santé dans la région de Beni Khaled

Loading...
Thumbnail Image

Journal Title

Journal ISSN

Volume Title

Publisher

Abstract

Cette étude épidémiologique analyse la prévalence et l'impact de la consanguinité dans la région de Beni Khaled (Tlemcen), sur un échantillon de 329 adolescents. Les résultats révèlent une persistance marquée de l'endogamie, avec un taux de consanguinité de 31,6 %, dominé à 65,4 % par les unions entre cousins germains. L'enclavement géographique hors commune favorise significativement ces pratiques, tandis que l'accès à l'enseignement supérieur maternel s'impose comme le principal vecteur de transition exogamique, le taux chutant à 14,9 % chez les mères universitaires. L'originalité de cette recherche repose sur une stratification étiologique selon l'architecture génétique des pathologies. Les modèles multivariés montrent une dualité de mécanismes biologiques : dans les maladies monogéniques récessives rares (Bêta-thalassémie, malformations cardiaques), l'homozygotie par descente agit comme un déterminant direct et massif ({aOR} = 48,91). À l'inverse, pour les troubles complexes du neurodéveloppement (autisme, retard mental), la consanguinité opère comme un facteur de susceptibilité modéré ({aOR} = 2,25), favorisant le franchissement d'un seuil de responsabilité polygénique. Enfin, l'homozygotie parentale altère lourdement les indicateurs pédiatriques sans affecter la fertilité immédiate, multipliant par près de quatre le risque de mortalité infantile avant l'âge de 5 ans ({OR} = 3,91). Ces constats légitiment l'instauration urgente d'un conseil génétique prématrimonial au niveau régional.

Description

Citation