AUTOECOLOGIE, VARIABILITE CHIMIQUE ET ACTIVITES BIOLOGIQUES DE QUELQUES PLANTES MEDICINALES DE L’OUEST ALGERIEN : CAS D’ESPECES ENDEMIQUES : PISTACIA LENTISCUS L. , INULA VISCOSA L. , ANACYCLUS VALENTINUS L. ET CENTAUREA ACAULIS L.
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university of tlemcen
Abstract
Cette étude explore les plantes médicinales et les antioxydants naturels en valorisant
les métabolites secondaires de Pistacia lentiscus L., Inula viscosa L., Anacyclus valentinus
L. et Centaurea acaulis L.. Elle évalue leurs activités antioxydantes, antimicrobiennes,
antifongiques et anti-inflammatoires, ces plantes étant couramment employées en médecine
traditionnelle en Algérie. L’hydrodistillation des huiles essentielles a révélé des rendements
variables selon les espèces et les sites de collecte. Pistacia lentiscus L. a montré des
rendements élevés dans certaines localisations, avec des profils chimiques distincts identifiés
par CPG-SM, mettant en évidence des chimiotypes dominants comme l’α-pinène, le
myrcène, le limonène et le D-germacrène.
L’évaluation de l’activité antioxydante des huiles essentielles des quatre plantes
étudiées montre que Anacyclus valentinus L. est la plus efficace, avec une CI50 de 16,3
mg/mL pour le piégeage du DPPH, se rapprochant de celle du BHT (16,4 mg/mL). Pistacia
lentiscus L. suit de près avec des valeurs de CI50 variant entre 18,23 et 24,09 mg/mL,
affichant une inhibition du DPPH allant jusqu'à 62,52 % et un excellent pouvoir antioxydant
dans le test du β-carotène (18,11 - 22,35 mg/mL). Inula viscosa L. présente une activité
intermédiaire avec des CI50 comprises entre 20,65 et 27,09 mg/mL, tandis que Centaurea
acaulis L. montre un potentiel intéressant mais reste moins documentée. Ces résultats
suggèrent que Anacyclus valentinus L. et Pistacia lentiscus L. sont les meilleures candidates
pour des applications en tant qu’antioxydants naturels. Les tests biologiques ont démontré
une activité antimicrobienne significative des huiles essentielles. L’activité antioxydante a
été confirmée par des tests de piégeage du radical DPPH et de réduction du fer, indiquant un
fort potentiel thérapeutique de ces plantes.