LE SYNDROME DE GUILLAIN-BARRE EXPERIENCE DU SERVICE DE PEDIATRIE "A" CHU TLEMCEN
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Le syndrome Guillain-Barré (SGB) est une pathologie inflammatoire du système
nerveux périphérique, c’est une polyradiculonévrite aiguë idiopathique qui est devenue
actuellement la cause la plus fréquente des paralysies aiguës flasques chez l’enfant.
A travers une étude rétrospective qui concerne 10 cas, nous avons mis le point sur les
particularités épidémiologiques, cliniques, évolutives et thérapeutiques du syndrome du SGB,
recueillis dans le service de pédiatrie A au sein de l’hôpital mère-enfant du CHU Tlemcen
entre 2014/2016.
L’âge moyen de nos patients était de 4.24ans, et 70% étaient de sexe masculin. La
majorité des patients étaient hospitalisés au cours de toute l’année avec des pics de fréquence
en été (40%), et au printemps (30%). Dans 50% des cas un facteur déclenchant a été retrouvé.
Les signes cliniques prédominants étaient représentés par un déficit moteur retrouvé chez tous
les patients, touchant les 4 membres dans 10 % des cas, et les 2 membres inférieurs dans
70% des cas. L’aréflexie a été aussi un symptôme marquant chez nos patients puisque 80%
des cas avaient des réflexes abolis ou diminués.
L’étude du liquide céphalo-rachidien a objectivé une dissociation albuminocytologique
dans 60% des cas. L’électromyographie a été réalisée chez tous les patients,
objectivant une vitesse de conduction nerveuse effondrée chez tous ces patients, la latence
distale allongée dans 60% des cas, et un bloc de conduction dans 40% des cas.
La durée moyenne d’hospitalisation des patients de notre série était de 2.81 jours.
Le traitement à visée étiopathogénique était constitué essentiellement par les
iِmmunoglobulines polyvalentes intraveineuses (277%), auxquelles ont été associées les
mesures symptomatiques et la kinésithérapie.
L’évolution à court terme a été favorable avec un taux de mortalité nul, et
seulement 01 patient transférés à l'unité de soins intensifs, pour une surveillance plus étroite
des paramètres vitaux. La récupération a été complète chez 70 % des cas .
Enfin, on a pu démontrer à travers cette étude que la durée d’hospitalisation est
corrélée au pronostic vital. Le risque de mortalité semble augmenter lorsque la durée
d’hospitalisation s’étend.