Modélisation mathématique d’un modèle prédictif de l’épidémiologie de la schizophrénie, en lien avec l’apport alimentaire en sélénium, dans la wilaya de Tlemcen
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Résumé :
La schizophrénie est un trouble psychiatrique sévère touchant environ 1 % de la population mondiale, dont l’étiologie demeure mal élucidée. Cette étude, réalisée au CHU de Tlemcen (Algérie) auprès de 50 patients, examine les facteurs sociodémographiques, cliniques, génétiques et nutritionnels liés à cette pathologie, avec un focus particulier sur l’apport journalier en sélénium (AJS).
Les résultats révèlent une prédominance masculine (sex-ratio = 2,86) et une apparition plus précoce des symptômes chez les hommes (22 ans) que chez les femmes (30 ans). Les hommes présentent davantage de comportements à risque (tabac, alcool, drogues, cannabis), tandis que les femmes déclarent plus fréquemment des antécédents psychiatriques familiaux. L’AJS moyen est supérieur aux recommandations de 70 μg/jour chez les patients. L’analyse multivariée par régression logistique identifie les facteurs suivants comme significativement associés à la schizophrénie :
L'antécédents psychiatriques familiaux : OR = 13,852 ; IC = [1,196 ; 15,445] ; p = 0,001, tabagisme : OR = 13,57 ; IC = [2,842 ; 64,788] ; p = 0,001, chômage : OR = 8,696 ; IC = [2,000 ; 38,462] ; p = 0,004 et célibat : OR = 5,050 ; IC = [1,406 ; 18,182] ; p = 0,013. Quant à l’apport journalier en sélénium, il est apparu comme un facteur d’effet statistiquement faible : OR = 1,042 ; IC = [0,999 ; 1,088] ; p = 0,056.
Ces résultats corroborent les données internationales sur les facteurs de risque de la schizophrénie, tout en mettant en évidence une spécificité locale liée à l’alimentation, notamment un apport élevé en sélénium, probablement influencé par les habitudes alimentaires régionales.
Mots clés : schizophrénie, facteurs de risque, apport alimentaire en sélénium, analyse multivariée.