La fréquence de l’ostéochimionécroes d’origine médicamenteuse: effet des antirésorbeurs et antiangiogéniques sur la mâchoire 2024/2025

Abstract

Introduction : L’ostéochimionécroses des mâchoires (OCNM) est une complication significative, qui se caractérise par un os non cicatrisé au niveau de la cavité buccale particulièrement chez les patients traités avec des médicaments antirésorptifs tels que les bisphosphonates. Objectif : le but de notre étude est de déterminer l’incidence de survenue de l’OCNM induites par les inhibiteurs de la résorption osseuse ainsi que les différents facteurs de risques prédisposant à sa survenue et les modalités de prise en charge de cette complication. Matériel et Méthode : Ils’agit d’une étude descriptive transversale qui a été menée dans deux services : le service de pathologie et chirurgie buccales du CHU de Tlemcen et le service d’oncologie au niveau du centre anti cancer (CAC) de Tlemcen. Notre étude s’est déroulé sur une période de 08 mois allant d’Octobre 2024 jusqu’à Mai 2025. Résultats : Sur les42 cas étudiés, seulement 04 patients ont développé une OCNM. Une prédominance masculine (57%) a été observée. La moyenne d’âge était de 64,88 ans. 57% des patients avaient une néoplasie de la prostate, 36% avaient une néoplasie du sein, 2% avaient une néoplasie du poumon, 2% présentaient un myélome multiple et 2% étaient atteint d’un cancer d’estomac avec métastase osseuse. La molécule la plus administrée pour ces types de néoplasie était le Dénosumab par voie intraveineuse sur une durée allant de 01 an jusqu’à 02 ans et plus. Le mode d’apparition de l’OCNM était provoqué suite à une extraction dentaire dans 75% des cas tandis qu’il était spontané dans 25% des patients. Le délai d’apparition de l’OCNM était entre (7 à 23) cycles de molécules antirésorptives. Le site de prédilection était la mandibule avec un taux de 50% suivi de 25% pour le maxillaire supérieur seul et 25% pour maxillaire et mandibule associé. Il n’y avait pas de lien entre l’OCNM et l’âge, le sexe, les antécédents généraux et le type de néoplasie contrairement au mode d’administration, la durée d’administration des molécules antirésorptives ainsi qu’à l’extraction dentaire qui jouaient un rôle important dans l’augmentation du risque de l’apparition de l’OCNM. Conclusion : La prévention et l’hygiène buccodentaire jouent un rôle crucial dans l’interception du développement de l’OCNM. La prise en charge doit être minutieuse et pluridisciplinaire entre stomatologues et oncologues.

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