Étude de l'influence de l'hydrophobicité des souches bactériennes isolées de l'industrie laitière sur leur pouvoir de formation de biofilms.
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Les biofilms bactériens constituent un enjeu majeur dans l’industrie laitière en raison de leur
implication dans la contamination des équipements de production et de leur capacité à assurer
la persistance des microorganismes dans l’environnement industriel. L’adhésion des cellules
bactériennes aux surfaces représente l’étape initiale et déterminante du processus de formation
du biofilm. Cette adhésion est influencée par plusieurs facteurs, notamment les propriétés
physicochimiques de la surface cellulaire, parmi lesquelles l’hydrophobicité joue un rôle
essentiel.
La présente étude a été menée dans le but d’évaluer l’influence de l’hydrophobicité des souches
bactériennes isolées de l’environnement laitier sur leur aptitude à former des biofilms. Après
leur isolement, les souches ont été caractérisées par des méthodes microbiologiques et
biochimiques, puis identifiées à l’aide de la galerie API 20E. L’hydrophobicité cellulaire a été
déterminée par la technique MATH (Microbial Adhesion to Hydrocarbons), tandis que la
capacité de formation du biofilm a été évaluée par la méthode TCP (Tissue Culture Plate) ainsi
que sur des surfaces en acier inoxydable.
Les résultats de la technique MATH ont révélé des taux d’hydrophobicité variant de 14,6 % à
47,4 %. La majorité des souches ont présenté une hydrophobicité modérée, alors qu’une seule
souche a été caractérisée par une faible hydrophobicité. L’évaluation du potentiel de formation
du biofilm par la méthode TCP (Tissue Culture Plate ) a mis en évidence des valeurs de densité
optique (DO570) comprises entre 0,247 et 2,162. Toutes les souches étudiées se sont révélées
capables de former un biofilm, avec des niveaux de production variables allant de modérément
formatrices à fortement productrices de biofilm.
L’ensemble de ces résultats suggère l’existence d’une association entre les propriétés
hydrophobes de la surface cellulaire bactérienne et la capacité d’adhésion ainsi que de
formation du biofilm. Cette étude met en évidence l’importance de la caractérisation de
l’hydrophobicité bactérienne dans la compréhension des mécanismes de colonisation des
surfaces au sein de l’industrie laitière et contribue à l’amélioration des stratégies de prévention
et de maîtrise des contaminations microbiologiques