Pratiques linguistiques déclarées et rapport aux langues chez les étudiants d’Afrique subsaharienne en mobilité académique en Algérie
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University of Tlemcen
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Un proverbe africain dit: « Aller loin, revenir grand » telle est, sans doute, la devise
séculaire du public que nous avons rencontré durant notre recherche. Cette citation bien
qu’elle soit ancienne, garde toujours sa significativité et rend compte de l’indispensable
épanouissement qui regorge des voyages. Elle illustre bien les périples accomplis par tant de
chercheurs et explorateurs de l’univers, tous ont apporté leurs fruits, si ce n’est pas à des fins
lucratives, coloniales ou à la recherche de notoriété, ils ont tout à gagner sur le plan
individuel. Ainsi la notion de voyage est intimement liée à celle de l’apprentissage, ce dernier
contribue au développement des compétences nouvelles qui s’additionnent à celles déjà
existantes. Changement d’espace induit à un changement psychologique, social, cognitif et
linguistique de l’individu. Il sollicite une prise de conscience de soi et la connaissance de
l’autre. Par ailleurs, de ce changement spatial nait la notion de mobilité avec toutes ses
caractéristiques, en perpétuelle évolution, elle intéresse le domaine de la sociolinguistique
entre autres. C’est pourquoi le sujet de la mobilité linguistique résultant des parcours
migratoires a toujours suscité des questionnements par rapport à la socialisation linguistique, à
l’enrichissement du répertoire verbal des étudiants migrants et à l’appropriation des langues
en présence dans le nouvel environnement par ces derniers. L’idée de départ, nous l’avions
soumise à la réflexion il y a plus d’une dizaine d’années où l’université algérienne
commençait à cette période-là à accueillir des étudiants d’Afrique via des programmes
étatiques. En effet, l’Algérie représente une destination « privilégiée » pour la mobilité
étudiante qui accueille chaque année des étudiants de divers pays: le Moyen Orient, l’Asie et
l’Afrique. Ce sont des étudiants de l’Afrique subsaharienne qu’on compte le plus, leur nombre
s’accroit d’année en année, selon M. Kamel BADDARI, ministre de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche scientifique, lors d’une visite à l’université de Tlemcen le 27 février 2025,
déclare : « On compte plus de 500 étudiants qui proviennent de 35 pays, principalement
africains »
1
. De plus, 2000 bourses d’études sont octroyées aux étudiants africains
dispatchés à travers les universités algériennes. Cela montre que l’Algérie est
1https://www.mesrs.dz.
Introduction
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devenue un espace d’études pour étrangers la prédestinant à concurrencer les grandes
universités étrangères, ses collaborations académiques lui confèrent une place de choix au
niveau international.