La corticothérapie anténatale chez les femmes enceintes a risque d'accouchement prématuré
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University of Tlemcen
Abstract
Après l’analyse et la discussion des résultats de notre étude, on conclut que dans notre
maternité de l’EHS mère-enfant Tlemcen la prescription des corticoïdes aux femmes
enceintes à risque d’accouchement prématuré correspond aux donnés de la littérature.
La corticothérapie anténatale permettait de diminuer la mortalité et la morbidité périnatale
de façon très significative, en stimulant la production du surfactant et les inconvénients de ce
traitement semblent mineurs : diminution des mouvements et de la variabilité du rythme
cardiaque foetal, augmentation des infections maternelles en cas de rupture prématurée des
membranes. Ils devraient donc être administrés entre 28 et 34 SA (dans notre service) pour
toutes les pathologies maternelles ou foetales susceptibles d’entraîner un accouchement
avant 37 SA. L’existence d’un accouchement imminent, d’une rupture prématurée des
membranes ou d’un âge gestationnel supérieur à 34 SA ne doivent pas être des obstacles au
traitement puisque, selon les cas, ils ont une efficacité certaine ou probable. Au total, plus de
la moitié des enfants nés prématurément devraient théoriquement avoir bénéficié d’une
corticothérapie durant la période anténatale.
Deux corticoïdes seulement sont utilisables en pratique : la bétaméthasone et la
dexaméthasone. Les autres subissent en effet une inactivation placentaire qui les rend
pratiquement inefficaces (prednisone, prednisolone, méthylprednisolone, hydrocortisone).
Avec la bétaméthasone, existe le protocole suivant : 2 injections intramusculaires de 6 mg
d’acétate de bétaméthasone et de 6 mg de phosphate de bétaméthasone à 24 heures
d’intervalle (CÉLESTÈNE CHRONODOSE®), c’est le schéma le plus utilisé dans notre
service. Avec la dexaméthasone existe le protocole suivant : 4 administrations de 6 mg de
dexaméthasone toutes les 12 heures (SOLUDÉCADRON®).
Enfin, l’administration multiple n’est pas recommandée. A l’heure actuelle l’ensemble des
données disponibles plaident clairement contre une répétition de routine de la maturation
pulmonaire foetale.