Prévalence et facteurs de risque de l’hypominéralisation molaire incisive chez les enfants scolarisés à Tlemcen durant l’année scolaire 2024-2025
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University of Tlemcen
Abstract
L’hypo minéralisation des molaires et des incisives (MIH) est une anomalie qualitative de l’émail qui touche principalement les premières molaires permanentes, et parfois même les incisives permanentes. Elle se manifeste par des opacités bien délimitées, une fragilité accrue de l’émail et une tendance aux fractures post-éruptives altérant ainsi esthétique et fonction.
Objectifs
L’objectif de ce travail est de déterminer la prévalence de la MIH au niveau de la région de Tlemcen, de décrire ses caractéristiques cliniques, d’identifier les facteurs de risques associés afin de permettre un dépistage précoce pour prévenir les complications ultérieures.
Méthodes
Il s’agit d’une étude épidémiologique transversale à visée descriptive réalisée dans la région de Tlemcen chez les enfants scolarisés, âgés de 08 à 16 ans. L’échantillonnage a été choisi suite à un tirage au sort des écoles rattachées aux unités de dépistages et de suivis (UDS). Une consultation a été réalisée au niveau du service d’OC/E pour certains cas spécifiques.
Résultats
Au total 2727 enfants ont été examinés. La prévalence de la MIH dans la région de Tlemcen s’élève à 8,47% soit un enfant sur douze atteint avec une moyenne d’âge de 9,52 ± 1,796. Les résultats de notre étude montrent que la MIH affectait majoritairement la denture mixte avec un taux de 92,2%, avec une présentation clinique dominée par opacités blanchâtres (87%), à surface dure et d’apparence saine (40.26%) en particulier sur les faces vestibulaires des dents antérieures et les faces occlusales des dents postérieures. L’allaitement maternel plus de six mois semble être le facteur le plus prépondérant dans l’apparition de la MIH.
Conclusion
La MIH présente un réel problème de santé publique en raison de sa prévalence croissante, notamment dans la wilaya de Tlemcen, mettant en cause plusieurs facteurs systémiques en particulier ceux intervenant durant la période périnatale et les premières années de vie, il apparaît essentiel que d'autres études épidémiologiques soient menées pour confirmer les hypothèses actuelles sur l’origine de ce défaut et d’orienter les politiques de santé publique.