LEBSARI, Madani2026-04-062026-04-062026-01-26https://dspace.univ-tlemcen.dz/handle/112/25899Introduction et objectifs : La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire du système nerveux central. C’est l'affection neurologique chronique la plus fréquente de l'adulte jeune. Les troubles vésico-sphinctériens sont quasi systématiques et surviennent après des années d’évolution et constituent un problème majeur au cours de la sclérose en plaques (SEP) et sont source de handicap. Ce travail a comme objectifs de déterminer : la prévalence des TVS et Caractériser leur distribution au sein de l'échantillon d’une part et évaluer l’impact des troubles urinaires sur la qualité de vie (Qualiveen) et étude des relations entre le SF-Qualiveen, la sévérité des troubles urinaires ( USP), la gravité de la maladie (EDSS) et la qualité de vie chez les patients SEP ( SEP-59). Matériels et méthodes Il s’agit d’une étude transversale réalisé dans une population non sélectionnée et suivie en milieu neurologique et Médecine Physique et de Réadaptation fonctionnelle au CHU Tlemcen durant la période de Janvier 2022- Décembre 2023, 175 patients diagnostiqué SEP avec et sans troubles urinaires ont été évalués. Résultats : Parmi les 120 patients recrutés, nous avons 101 patients qui ont présenté des TVS qui représentent une prévalence de (84,2 %) avec une prédominance du sexe féminin de 70 %, c’est une affection de l’adulte jeune (18- 40 ans). Un retard de diagnostic au-delà de 02 ans (40 %) et seulement dans 16 % où le diagnostic a été posé à moins de 06 mois d’évolution. Le caractère inaugural dans 10,9 %. L’analyse clinique montre une prédominance des symptômes urinaires mixtes (49,5%) par rapport aux symptômes irritatifs (28,7 %). Les symptômes irritatifs (syndrome clinique de vessie hyperactive) prédominent essentiellement chez les femmes et sont dominés par l’urgenturie (31 %) et l’incontinence par urgenturie (27,8 %). Les complications urinaires étaient élevées (52 %) intéressant le bas appareil urinaire (68.5 %) et dominées par l’infection du bas appareil urinaire (36 %). On note l’existence d’une insuffisance rénale modérée biologique (13,3 %). Plus de l’a moities des patients ont un résidu post- mictionnel supérieur à 100 ml. Une certaine corrélation significative a été observée dans notre étude entre l’importance du RPM et le niveau de l'EDSS (ρ = 0,229, p< .022), la valeur de l’USP dysurique (ρ = 0,578, p < 0.000), ainsi que le risque d’apparition d’une infection urinaire t (98) = 2,335, p < .002. L’hyperactivité du détrusor est l’anomalie urodynamique la plus constatée (45 %), suivi par la dyssynergie vésico-sphinctériens (25,7 %) et l’hypocontractilité (09,9 %). Deux items de l’échelle de la qualité de vie (SEP-59) qui sont les plus touchés, à savoir, les limitations liées à la santé physique 0 [0 – 0], ainsi que les limitations liées à la santé mentale 0 [0 – 0], . L’évaluation de la qualité de vie générale a été estimée à 50[38-65], à l’inverse, l’item le support social est le plus satisfaisant dans notre étude à 80[60-82]. Une corrélation très significative (P < ,000) et fortement positive (ρ) entre MIF et SEP-59 a été objectivée. Les stades sévère d'EDSS présentaient une durée d'évolution de la maladie significativement plus longue que ceux au stade faible (p < 0.002) et la durée d'évolution est significativement plus longue pour la forme secondaire progressive par rapport à la forme récurrente-rémittente (p < 0,000). Une corrélation très significative a été objectivée, entre les scores Qualiveen, le SEP-59 et classement EDSS ainsi que le score USP hyperactivité vésicale. Etude de la corrélation entre les typologies urodynamiques et la typologie des symptômes urinaires a retrouvé que l’hyperactivité détrusorienne prédomines chez les patients ayant des symptômes irritatifs (p value < 0.001, N = 27), la dyssynergie vésico-sphinctérienne (p value < 0.001, N = 16) ainsi que l’hypo contractilité vésicale (p value < 0.001, N = 04) prédominé dans les symptômes urinaires obstructifs. Discussion : Nos résultats étaient globalement concordants aux publications réalisées sur la prévalence des troubles vésico-sphinctériens dans la sclérose en plaques mais certaines particularités ont été objectivé dans notre population d’étude surtout dans le domaine de corrélation des symptômes urinaires et l’évolution de la maladie. Conclusion : La prévalence élevée des troubles urinaires dans la SEP impose un dépistage systématique du fait des risques de complications et d’altération de la qualité de vie. L'autonomie fonctionnelle et la gestion des troubles urinaires, en particulier l'hyperactivité vésicale, sont des piliers essentiels de la qualité de vie des patients atteints de sclérose en plaques. Une prise en charge intégrée et personnalisée, axée sur ces dimensions, est fondamentale pour améliorer significativement le quotidien de ces patients. Une approche multidisciplinaire intégrant les spécialistes de neurologie, urologie, la pelvi périnéologie, psychiatrie, sexologie et la médecine de réadaptation, favorise une prise en charge précoce et adaptée au handicap.frSclérose en plaques, Troubles vésico sphinctériens, Typologie des symptômes urinaires, Urodynamiques, Urodynamiques, Qualiveen, USP-SEP-59, Corrélation,Troubles vésico-sphinctériens dans la sclérose en plaques. Prévalence ,typologie (clinique, urodynamique) et impact sur la vie quotidienne.Service de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle C.H.U Tlemcen (Algérie) -Janvier 2022- Décembre 2023.Thesis