BOUDGHENE STAMBOULI Anfal Zayneb2026-10-122026-10-122026-10-12https://dspace.univ-tlemcen.dz/handle/112/27023Face à la régression de plus de 66 % des subéraies algériennes sous l'effet du changement climatique, ce mémoire évalue l'impact de la sécheresse sur l'état sanitaire de la forêt domaniale de Hafir (Tlemcen) via un suivi pluriannuel (2024-2026) de 90 arbres répartis sur deux stations, combinant les protocoles ARCHI et DEPEFEU, des mesures dendrométriques et des analyses de sol. L'analyse climatique (2019-2025) confirme un stress hydrique sévère avec une pluviométrie interannuelle moyenne de seulement 333,63 mm (minimum de 198,90 mm en 2024) et des pics thermiques estivaux à 33,34 °C. Les résultats révèlent une forte hétérogénéité spatiale : la station 1 (versant nord, peuplement jeune) subit une dégradation alarmante, son déficit foliaire sévère grimpant de 36 % à 69 % entre 2024 et 2025, tandis que la station 2 (versant sud-ouest, futaie adulte) fait preuve de résilience en réduisant sa défoliation critique de 60 % à 36 % grâce aux pluies hiverno-printanières, malgré des attaques du ravageur opportuniste Platypus cylindrus sur 16 % des arbres. Ces données valident le modèle de dépérissement en spirale de Manion (1981), où la sécheresse agit comme le facteur déclenchant (induisant embolie xylémique et inanition carbonée), ouvrant la voie aux bioagresseurs secondaires selon la vulnérabilité stationnelle propre (sol, topographie, exposition), ce qui souligne l'urgence de mettre en œuvre des stratégies sylvicoles adaptatives.frQuercus suber L.dépérissementsécheressestress hydriqueforêt de HafirTlemcendéficit foliaireembolie xylémiqueétat sanitairechangement climatiquePlatypus cylindrusSuivi de l’état sanitaire du chêne liège de Hafir face à la sécheresse récente